«

»

La CFDT plaide à son tour en faveur du maintien du Cice

Laurent Berger veut un mix entre Cice et baisse de cotisations. Le Medef a également fait ce choix.

Depuis l’annonce par François Hollande de son pacte de responsabilité, les syndicats se sont focalisés sur les contreparties à exiger du patronat aux baisses de cotisation promises par le chef de l’Etat aux entreprises. Jusqu’à présent, seul le patronat avait fait entendre sa voix, ou plutôt ses voix tant il est divisé sur le sujet, concernant les modalités concrètes que prendront les allégements de charge. La CFDT vient de s’inviter dans le débat en plaidant pour un maintien du crédit impôt compétitivité emploi.

Certes, hier matin, sur LesechosTV, le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, a rappelé que sa centrale est « critique sur le Cice qui n’est pas forcément ciblé » et bénéficie donc à toutes les entreprises, exposées ou pas à la concurrence internationale. Mais, a-t-il ajouté, « la stabilité [des règles fiscales] est une question importante ». Natrexone Buy « Sauf si elles ont anticipé, les entreprises vont bénéficier en mai du Cice, le remettre en cause peut-être perturbant », a expliqué le syndicaliste. Interrogé sur le système qui lui paraîtrait le plus judicieux, il a estimé qu’on « peut mixer deux systèmes, Cice plus un transfert de cotisations vers d’autres financements ».

C’est le même type de scénario qui a les faveurs du Medef, dont le président a plaidé mardi pour ajouter aux 20 milliards d’euros de crédit impôt compétitivité emploi existant, 10 milliards de baisse des cotisations.

« Je fais le choix du progrès économique et social »

Laurent Berger a par ailleurs réaffirmé son soutien au pacte de responsabilité, raillant au passage les syndicats opposés à la démarche sans les nommer : get Diflucan « Moi, je fais le choix du progrès économique et social dans le pays, je ne fais pas le choix du conservatisme. » buy ventolin Il est aussi revenu sur la question des contreparties à fixer aux entreprises en échange des 30 milliards au total de baisse du coût du travail, sujet qui va faire l’objet d’une réunion entre patronat et syndicats le 28 février. « Ce n’est pas la CFDT qui a dit qu’il fallait un million d’emplois. C’est ridicule de penser que, d’un niveau macroéconomique, nous pouvons fixer des objectifs chiffrés. C’est dans les branches… et ensuite dans les entreprises », a-t-il déclaré, taclant au passage le slogan arboré en pin’s par Pierre Gattaz. Et d’ajouter : « Si le 28, les exigences que porte la CFDT ne sont pas remplies par le Medef, les partenaires sociaux ne donneront pas au gouvernement une feuille de route commune et, dans ce cas, ce sera de la responsabilité du gouvernement d’exiger ce qu’il entend exiger des entreprises, mais ce serait une erreur qu’au niveau global, national, on impose des choses. »

Leïla de Comarmond